Échange littéraire à Tanger avec Marie‑Christine Vandoorne autour de l’histoire vivante de la ville
Il y a des trajectoires qui ne s’écrivent pas en ligne droite. Elles se dessinent au fil des déplacements, des rencontres, des silences aussi. Celle de Marie-Christine Vandoorne appartient à ces chemins habités, où chaque lieu devient une matière à penser, à ressentir, à écrire. Ce moment d’échange littéraire à Tanger permet de découvrir son approche de la mémoire et de la ville, une écriture qui s’imprègne des lieux traversés, mais aussi des émotions qu’ils laissent en héritage, des histoires croisées, des instants minuscules qui deviennent gravés dans la mémoire.
Née en France, Marie-Christine Vandoorne est écrivaine et conférencière. Ancienne directrice des Instituts français de Tétouan et de Tanger, elle œuvre depuis de nombreuses années pour promouvoir la langue et la culture françaises tout en dialoguant avec d’autres cultures. Lauréate du Prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises décerné par l’Académie française en 2024, elle a publié plusieurs ouvrages dont Un chemin silencieux, La danse de la mémoire et Al Ula la singulière. Son écriture s’attache à l’expérience du déplacement, géographique autant qu’intime, et à la rencontre de l’Autre.
À Tanger, ville de passages et d’horizons mêlés, son retour résonne comme une évidence. Entre ses années passées au Maroc et ses voyages vers d’autres ailleurs, notamment les paysages minéraux d’Al Ula, l’écrivaine tisse une œuvre profondément ancrée dans l’expérience du déplacement. Ses textes interrogent les frontières visibles et invisibles, celles que l’on traverse autant que celles que l’on porte en soi, offrant à chacun une manière différente de ressentir les lieux.
Ce jeudi 2 avril 2026 à 19h00, à l’Institut français de Tanger, entrée libre, il ne s’agira pas seulement d’un littéraire, mais d’un moment suspendu où la mémoire se raconte autrement : comme une matière vivante, en constante transformation. Les échanges avec le public, les anecdotes et les réflexions spontanées créeront un espace participatif et vivant.
À travers ses mots, c’est une invitation à ralentir, à écouter, à regarder autrement ce qui nous entoure et peut-être à redécouvrir Tanger elle-même, à travers le regard de celle qui n’a jamais cessé d’y revenir. Une manière sensible d’habiter la ville, entre mémoire, mouvement et écriture, et de prolonger cette expérience longtemps après que la rencontre soit terminée.


